L’essor du rachat de créances
Née fin 2006 chez Finaref, l’activité de rachat de créances s’articule autour de « l’analyse fine de la situation de chaque client et le montage financier personnalisé ». Elle a aujourd’hui pleinement pris son envol et va porter le montant plafond de 38 000 à 53 000 euros dès le deuxième semestre 2008.

Le marché hexagonal du rachat de créances est en plein essor. De 8 milliards d’euros en 2003, il est passé à 21 milliards d’euros en 2007, soit une hausse de 162 % en quatre ans. Il représenterait aujourd’hui 7 à 9 % du total des crédits à la consommation. Aux dires des spécialistes, il y a un potentiel de croissance important et des « réserves » de clients aujourd’hui peu ou pas exploitées. Aux emprunteurs multi équipés en crédit, premiers utilisateurs du dispositif, viennent en effet s’ajouter de plus en plus de retraités souhaitant compenser leur baisse de rémunération, en prolongeant de quelques années leurs remboursements de crédits en cours, ainsi que des ménages à forts revenus, qui cherchent à obtenir à travers le rachat de créance un surcroît immédiat de pouvoir d’achat.Des solutions personnalisées grâce aux experts
Finaref a ajouté ce segment d’activité à son offre habituelle il y a un an et demi. « Ce fut à l’époque un réel changement », explique Jérôme Vallée Directeur de l’activité de Regroupements de Crédits. « Avec la formule du rachat de créances, nous sommes passés d’un montant de prêt plafonné à 10 000 euros auparavant, à 38 000 euros, sur une durée maximale de remboursement de 120 mois. » Dans un premier temps, Finaref a réservé le dispositif à ses seuls clients. « Notre objectif était de leur proposer un service nouveau, et de les accompagner, de façon très personnalisée, dans le ré-échelonnement de leurs dettes, ce qui suppose de parfaitement les connaître. » Finaref dispose, en effet, en interne d’experts qui analysent chaque situation financière et apportent une solution dimensionnée et pertinente. « Notre qualité de recommandation est telle que, lorsque nous estimons devoir refuser un dossier de rachat de créances à l’un de nos clients, il conserve les encours qu’il a chez nous dans 90 % des cas, et ce sans aménagement de taux ou de délais. » Quant aux impayés sur dossiers acceptés, ils sont pour l’heure deux fois moindres que le niveau tolérable fixé par Finaref dans ses prévisions. Une autre preuve de la justesse des choix opérés. 50 % de nouveaux clients à l’horizon 2009
En 2007, la quasi-totalité des rachats de créances de Finaref aura donc été effectuée sur son portefeuille clients, « mais nous commençons progressivement à nous ouvrir à l’extérieur, notamment via Internet. » 35 % des 115 millions d’euros qui seront refinancés en 2008 - avec un plafond fixé à 53 000 euros et 144 mois de durée de remboursement maximale dès le second semestre - viendront des nouveaux clients, « et l’objectif est d’atteindre une proportion de 50/50 en 2009 », pour 200 millions d’euros de volume total de rachat de créances. Un objectif ambitieux mais réalisable. « Le marché est porteur et, en ce qui nous concerne, le "bouche à oreille" fonctionne très bien, ce qui constitue un excellent indicateur du niveau de satisfaction de nos clients. » Et une promesse d’autres succès à venir.
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